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ChatGPT : quand l’IA fait débat…

Disponible gratuitement depuis la fin de l’année 2022, l’agent conversationnel ChatGPT repose sur une intelligence artificielle à la puissance démultipliée par les nouvelles modalités de calcul. Et suscite actuellement l’intérêt de la communauté des formateurs….

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C’est sans conteste l’une des sensations technologiques du moment : depuis cet automne ChatGPT, un prototype d’agent conversationnel utilisant l’intelligence artificielle (IA) afin d’interagir avec ses utilisateurs, fascine tout autant qu’il inquiète. Particulièrement puissant, cet outil développé par la société Open AI est en effet proposé au grand public gratuitement. Sa particularité ? Il est en capacité d’avoir une conversation soutenue sur tout type de sujet, mais aussi de produire d’importants contenus écrits basés sur des raisonnements. Articles de presse, dissertation… Les applications sont plurielles, entraînant des débats teintés de craintes au sein de nombreux milieux professionnels.

 

La communauté enseignante ainsi que celle des formateurs professionnels est particulièrement concernée. Dans une série d’articles dédiés à ce nouvel outil, L’ Atelier du Formateur revient sur les atouts de ChatGPT : rédiger et structurer un texte, créer des QCM, aider les étudiants et les formateurs, faire passer un examen de droit français… Les champs d’application sont nombreux, tout en n’étant pas exempts de limites, notamment liées aux innombrables erreurs qui apparaissent à l’usage et qu’il convient de corriger. Sans compter les cas de triche, très souvent pointés, et qui ont amené les Etats-Unis ou l’Australie à interdire l’usage de ChatGPT lors des examens.

 

ChatGPT, opportunité ou menace pour la formation ? Une chose est sûre, cet outil puissant ne laisse personne indifférent, et initie parmi les formateurs des échanges que nous allons suivre de très près ! À cet égard, Communotic organise le jeudi 9 février prochain, entre 13h et 14h, un webinaire intitulé « Webinaire et Controverse : Chat GPT, quel impact dans l'éducation et la formation ? ».

 

Pour en savoir plus :

Chat GPT et ses potentialités, l’émission décryptage de France Inter : https://www.youtube.com/watch?v=rV9_F2gsdhk

Le danger potentiel de l’IA pour nos démocraties : David Chavalarias (chercheur au CNRS), Toxic Data. Comment les réseaux manipulent nos opinions, Flammarion, 2022

En 2023, un passeport de compétences en faveur de la mobilité et de l’insertion professionnelle des actifs

Le contexte actuel du marché du travail se caractérise par de profondes mutations : près d’un emploi sur deux présente un risque d’obsolescence d’ici 3 ans et plus d’un demi-million de Français ont quitté leur emploi au 1er semestre 2022. Afin d’accompagner ces dynamiques, l’Etat prépare un passeport facilitant les mutations professionnelles.

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Pour nombre d’employés, le développement de compétences nouvelles est devenu un véritable enjeu. Selon les prévisions du groupe Cegos, 47% des emplois actuels présentent un risque d’obsolescence des compétences dans les 3 années à venir. Dans un tel contexte, l’acquisition et la valorisation de compétences nouvelles est de plus en plus nécessaire, d’autant que plus de 500 000 Français ont quitté leur CDI au premier semestre de cette année 2022 (étude Darès).

 

Afin de répondre au mieux à ces enjeux, un passeport d’orientation, de formation et de compétences doit prochainement voir le jour. Il vise deux objectifs : recenser les diplômes, les certifications et les compétences ; générer un CV à « valeur probante » facilitant les projets professionnels. Il sera constitué de 3 blocs principaux : les acquis de l’expérience, les diplômes obtenus en formation initiale et les certifications acquises en formation professionnelle.

 

Quid des différentes solutions numériques et plateformes déjà disponibles sur le marché (portfolio, diagoriente, badges) ! Est-ce un nouvel outil qui remplacera l’existant ? ou sera-t-il un outil à ajouter à la longue liste des outils numériques pour la formation et l’insertion?

 

Retrouvez divers articles sur le sujet:

Les organismes de formation demeurent à la fois concurrents et partenaires : pas toujours facile !

Il y a 10 ans, les consultants Florence Labord et Jean Vanderspelden publiaient un article remarqué dans la revue Management des technologies organisationnelles. Evoquant le concept de « coopétition », ils y invitaient les organismes de formation à développer entre eux des liens de collaboration en formation. Où en est-on aujourd’hui ?

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Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est le concept de coopétition ?

Jean Vanderspelden : On pourrait dire de la « coopétition » qu’elle est une collaboration "opportuniste" entre des organisations concurrentes, en l’occurrence des organismes de formation. Pour le dire autrement, il s’agit d’une méthode de collaboration qui tient compte des besoins de chacun. Celle-ci est née de l’analyse groupée que Florence Labord et moi-même avons réalisée en 2013 auprès de sept organismes de formation de la Région Occitanie. Ces OF avaient été rassemblés par la FFP (Fédération de la Formation Professionnelle, devenue Les Acteurs de la Compétence) et l’UROF (Union Régionale des Organismes de Formation) dans un projet d’accompagnement lié à l’innovation, soutenu par le Conseil Régional et l’OPCIA-LIA.

Quels étaient les enjeux en 2013 ?

J. V. : À cette date, le cadre réglementaire ne sécurisait pas vraiment l'innovation pédagogique dans le champ de la formation des adultes. Il a fallu attendre la loi de septembre 2018, et surtout les deux décrets sur la FOAD et l'AFEST, pour s'engager pleinement dans le développement des actions de formation multimodale. En 2013, une approche collective permettait d'aider les organismes de formation à franchir un premier cap pour installer une partie des actions de formation sur le territoire numérique, en complément du territoire métrique. Cette collaboration accompagnée a permis de développer une culture commune du numérique au service de la formation et des pratiques pédagogiques portées par le digital. Il s'agissait de concevoir et diffuser des ressources numérisées pour faciliter des parcours de formation et d'en créer de nouveaux, en vue de répondre aux attentes des territoires.

Dans quelle mesure ces enjeux demeurent-ils opérants aujourd'hui (et demain !) ?

J. V. : Le champ de la formation est toujours porté par une dynamique de marché où les opérateurs demeurent en position de concurrence. La pandémie a eu un effet accélérateur pour répondre, dans l'urgence, à une mise à distance totale momentanée. Beaucoup d'organismes de formation ont dû alors, non pas translater leur action du présentiel à la distance, mais faire un travail de ré-ingéniering pédagogique en s'appuyant sur des compétences collectives et partenariales. Cela concerne les ingénieries de formation, pédagogique, tutorale, et enfin et seulement, technologique. En ce sens, pour bénéficier d'une intelligence collective, des projets intégrant la coopétition me semblent intéressants, même si on observe aujourd'hui plutôt des projets collectifs au sein de réseaux verticaux (entre OF de même nature) ou horizontaux (le territoire), entre partenaires et dans des dynamiques dites agiles. Les besoins en compétences, sans cesse à renouveler, exigent des réponses collaboratives de plus en plus souples et collectives. Les organismes de formation sont donc, de plus en plus, à la fois concurrents et partenaires. Pas toujours facile !

Pour en savoir plus :

- Jean Vanderspelden - www.iapprendre.fr - Janvier 2023

- Florence Labord - http://www.expertweb.fr

Web Summit 2022 : "La technologie déferle"

Président de Futur Composé (F/D) et à l’origine de l’application Dokki, Willy Leloutre-Got revient pour nous sur le Web Summit 2022, le plus grand salon tech organisé à l’échelle européenne. Quels enseignements en retirer, spécifiquement pour ce qui est de la formation professionnelle ?

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Vous étiez présent au Web Summit qui s’est déroulé à Lisbonne du 1er au 4 novembre dernier : quelles étaient vos motivations ?

Willy Leloutre-Got : Le Web Summit est un événement mondial, qui a réuni en 2022 quelque 70 000 visiteurs et 4000 startups issus des secteurs de la médecine, de la Fin Tech, de l’agriculture… Nous nous y rendons tous les deux ans afin d’effectuer de la veille stratégique et technique sur notre secteur, l’Ed Tech. Cette année, nous y étions pour la première fois en tant qu’exposant : nous y avons présenté Dokki, l’application que nous avons développée et qui accompagne la transition des organisations. Par ailleurs, nous œuvrons activement dans la transition des modèles de formation, avec notre partenaire le groupe IRFA Formation.

Que retenez-vous de ce salon ?

W. L.-G. : Je pose deux regards différents. En tant que développeur et technophile, j’ai découvert des technologies qui m’ont émerveillé, tout particulièrement en lien avec le métavers. Le champ des possibles est désormais très largement ouvert, et il va permettre de réinventer quelque chose de formidable. Certains usages sont très gadget, d’autres bien plus utiles – à l’image par exemple de la e-santé et des Green Techs, qui étaient très présentes lors de ce Web Summit. L’autre regard que je porte est celui de l’entrepreneur : sur ce point, j’ai été effrayé… J’ai pris conscience que les technologies de type Web 3, qui comprennent le métavers, arrivent bien plus vite que je ne l’avais pensé : d’ici deux à cinq ans, nous y serons… et les entreprises ne sont pas prêtes ! En revanche, les consommateurs vont modifier leurs usages très vite. Car ces nouvelles technologies vont apporter un plus à ces acteurs, notamment en termes d’accessibilité et d’immersion. Prenons l’exemple du handicap, des personnes isolées ou de celles qui font très attention à leur empreinte carbone : ici, le métavers est clairement une option intéressante. Il sera le nouveau moyen de communication et d’interaction au sens large pour les prochaines générations.

Quels impacts voyez-vous se profiler dans la formation professionnelle ?

W. L.-G. : Nous sommes confrontés à de nouveaux usages, mais aussi à de nouveaux métiers. Il nous faut des architectes designers XR par exemple, mais aussi des métiers qui ne sont pas vraiment à forte plus-value technologique. Je parle d’historiens, d’éthiciens, de cartographes, mais encore de stylistes d’avatars virtuels… Pour ce qui est de la formation professionnelle, je voudrais dire que l’immersif passera de plus en plus par l’émotionnel, grâce aux casques de réalité virtuelle. Ceux-ci parviennent à nous plonger dans un univers virtuel différent des mondes virtuels ouverts du moment, lesquels ne sont accessibles que sur un ordinateur de bureau. D’ailleurs, j’observe que ce choix de passer par l’ordinateur plus que par le casque privilégie l’accessibilité au détriment de l’émotion. Il faut également dire que les casques de réalité virtuelle sont chers, gros, encombrants, et ont donc des limites. De ce fait, l’émotion peine encore à se déployer – mais ce n’est qu’une question de temps. Je crois qu’en 2025 ou 2026 d’immenses progrès auront été réalisés, et que nos entreprises vont devoir s’adapter très rapidement. L’accompagnement et la formation n’ont peut-être jamais été aussi importants afin de conduire le changement. Il faut donc continuer d’investir dans la formation ! 

En savoir plus :

Biais cognitifs : comment en prendre la mesure en formation ?

Propres de la nature humaine, les biais cognitifs peuvent être comparés à un itinéraire bis qui nous détournerait d’une pensée rationnelle ou logique. Difficile d’y échapper, y compris en formation. Comment faire pour les atténuer ?

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Définis comme une déviation dans le traitement cognitif d’une information, les biais cognitifs désignent un itinéraire détourné qui éloigne d’une pensée logique ou rationnelle. Ils constituent des schémas de pensée trompeurs et faussement logiques, et conduisent tout un chacun à poser un regard différent sur une même situation, et ont été particulièrement étudiés en psychologie cognitive ainsi qu’en psychologie sociale (notamment par le prix Nobel Daniel Kahneman, ou encore en lien avec la pandémie de Covid-19).

« Il existe des dizaines de biais cognitifs, et nous y sommes tous potentiellement sujets », rappelle Samuëlle Dilé, spécialiste en sciences cognitives et en pédagogie multimodale. « Ces biais ont un avantage : ils nous permettent de prendre des décisions rapides. Lorsque par exemple nous avons résolu un problème une fois, nous répliquons sa réponse car notre cerveau veut aller vite pour économiser son énergie. Mais cette médaille a aussi un revers : ne pas tenir compte de la singularité du contexte, de la cible, du changement d’objectif par exemple. »

Parmi la trentaine de biais cognitifs habituellement référencés, citons par exemple le biais de confirmation. Particulièrement opérant dans le cadre des fake news, celui-ci se caractérise par le fait de ne prendre en compte que les informations qui vont dans le sens de nos propres croyances, et à laisser de côté celles qui les contredisent. Citons également le biais de représentativité, raccourci mental qui consiste à porter un jugement à partir de quelques éléments qui ne sont pas représentatifs.

Comme les enseignants, les formateurs sont bien sûr sujets à ces éléments dans le cadre de leurs enseignements. Comment atténuer les biais cognitifs des personnes en situation d’apprentissage ? "Il faut impérativement faire basculer l’apprenant dans une dimension plus analytique où les capacités de  nuance, de relativité,  d’objectivité peuvent s’exercer", conseille Samuëlle Dilé. "Une représentation peut être déconstruite, questionnée, surtout collectivement. Placer plusieurs personnes en situation logico-déductive et les mettre en position de confronter leurs points de vue est une clé importante. Il faut néanmoins ici réunir trois conditions : bien désigner l’objectif, travailler dans un climat de confiance et donner une tâche suffisamment complexe. C’est par tâtonnement-erreur et découvertes que le processus itératif va pouvoir se faire, en faisant s’entrechoquer des expériences différentes."

L'intelligence collective et plus largement la pédagogie de groupe permettent de minimiser les impacts des biais cognitifs. Plus de confrontation, plus de sens critique développé… Ce levier peut être actionné par les formateurs, notamment avec le numérique. 

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