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Développer les races normandes

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La Normandie possède un très riche héritage de races patrimoniales fruit d’un travail de sélection porté par des éleveurs passionnés. Cette richesse vivante fait de notre Région la 1ère de France en termes de diversité de races locales.

Ces races locales emblématiques font partie du patrimoine de la Normandie. Face aux nouveaux défis à relever d’ordre sanitaire, climatique et environnemental, cette biodiversité génétique "rustique" constitue une opportunité. A l’heure où les consommateurs sont en quête de produits locaux et de qualité, ces races patrimoniales peuvent constituer un facteur de différenciation, créateur de valeur ajoutée sur des filières recherchant le haut de gamme.

25 races normandes à préserver ou développer

Races avicoles : Poule Coucou de France, Poule de Caumont, Cotentine, Crêvecoeur, Gournay, Le Merlerault, Pavilly - Oie normande ou de Bavent, Canard de Duclair ou de Rouen)

Races cunicoles : Lapin normand ou blanc de Hotot

Races ovines et caprines : Mouton de l’Avranchin, Cotentin, Roussin – chèvre des fossés

Race porcine : Porc de Bayeux, Porc blanc de l’Ouest

Races équines ou asines : Percheron, Cob normand, Ane du Cotentin, Ane normand et Abeille noire.

Race bovine : Vache normande 

Un plan régional en faveur des races patrimoniales 

La Région Normandie a opté pour un plan en faveur de ces races patrimoniales avec pour ambition :

  • de fédérer l’ensemble des races locales 
  • de professionnaliser vers des filières économiques de niche et constituer de nouveaux cheptels professionnels 
  • de multiplier le nombre d’éleveurs professionnels sur le territoire 
  • de communiquer et œuvrer sur la sauvegarde des races les plus menacées
  • de préserver et valoriser le végétal normand 

200 éleveurs ont ainsi été accompagnés par la Région sur la période 2018-2021 pour un montant total de 1,8 million d’euros et 455 000 euros de subventions régionales ont été attribuées afin de permettre la structuration de ces micro-filières.

Le nouveau plan régional pour la période 2023-2027 s’ouvre par ailleurs au végétal normand. Un inventaire des végétaux du patrimoine agricole normand (vergers, horticulture, potager, céréales…) sera réalisé et une réflexion sera engagée afin de faire émerger un projet fédérateur et des actions de valorisation et de préservation. 

Un premier bilan positif

La Normandie est aujourd’hui la 1ère région en termes de conservation de l’abeille noire. Financé par la Région, le projet APINOIRE NORMANDIE mené en collaboration avec le CNRS a permis de créer 5 conservatoires et une dizaine de ruchers de fécondation.

Une dizaine d’éleveurs sont engagés dans la volaille de Gournay contre 3 éleveurs professionnels en 2017.

L’installation de stations de reproduction chez des professionnels et l’acquisition de références techniques devraient permettre de faire émerger une filière du Canard de Duclair à l’horizon 2025.

Le mouton Roussin est en forte progression et pourrait sortir des races menacées. Une belle dynamique est observée sur l’Avranchin avec l’implantation de la race dans son berceau et la création d’une route de l’Avranchin.

Valorisation des races normandes présentes au Salon de l'Agriculture 2022

Les races normandes étaient fièrement représentées au Salon de l'Agriculture à Paris en février 2022. Pour les encourager, valoriser leur race et encourager leurs éleveurs, la Région Normandie a réalisé des portraits en noir et blanc pour un rendu "conditions studio". Ces photos ont été accompagné d'un article de fond sur chacune des 4 races : l'âne du Cotentin, la vache normande, le cob normand et le mouton avranchin. 

Les races patrimoniales représentées au Festival du Film de Cabourg

La Région Normandie a demandé à des éleveurs de venir présenter leurs animaux au grand public et aux acteurs pendant le Festival du Film de Cabourg. 
Intriguées par la présence d'un âne normand et d'un percheron sur la plage de Cabourg, les stars ont été fortement sensibilisées à leur cause. Le public du festival pouvait également admirer les jolis lapins de Hotot, les coqs de Crèvecoeur ou les abeilles noires de Normandie dans le parc du Grand Hôtel. Des panneaux explicatifs, des affiches et des autocollants complétaient les informations données aux curieux. 

La Région remercie Jean-Marie Godier (Abeille Noire du Calvados), Bruno Lomede (Collectif de Sauvegarde des Races Avicoles Normandes - 76), Samuel Gloria (Président de Trait et Âne de Normandie) et Stéphanie Gloria (Syndicat Hippique augeron du cheval percheron – 14), pour leur mobilisation et leur vigilance constante du bien-être de leurs animaux.

12 sites soutenus pour valoriser les races patrimoniales normandes

12 sites vitrines ont été retenus dans le cadre d'appels à manifestation d’intérêt, afin de mettre en réseau les sites normands accueillant du public pour faire connaître les races patrimoniales normandes.

  • Okotop (Osmoy Saint Valérie, 76)
  • La Ferme d’Argentel (Coquainvilliers, 14)
  • La Ferme de Vauville (La Hague, 50)
  • Le goût du terroir Normand (Pierrefitte en Auge, 14)
  • La Ferme de la grande bouverie (La Bellière, 76)
  • Le PNR du Perche (Nocé, 61)
  • Le Haras du Pin (Le pin au Haras, 61)
  • Domaine des rouges terres (Bavent et Houlgate, 14)
  • Le PNR des Boucles de la Seine (Notre Dame du Bliquetuit, 76)
  • Le Lycée agricole d’Yvetot (76)
  • Le Lycée agricole du Mont Saint Michel (50)
  • Le Lycée agricole de Sées (61)
     

Parmi ces sites vitrines, certains présentent d’ores et déjà la quasi-totalité des races patrimoniales normandes tandis que d’autres sont spécialisées.

La préservation de l'abeille noire

La Normandie a l’opportunité de devenir la 1ère région pour la conservation de l’abeille noire et la 1ère région pour la production d’essaims d’abeilles noires. 

Grâce aux associations travaillant depuis de nombreuses années à la sauvegarde de cette espèce (*), l’abeille noire normande a conservé des caractéristiques spécifiques : une grande longévité, une acclimatation aux variations météorologiques et une faculté à récolter une grande diversité de pollens qui font d’elle une excellente pollinisatrice.

Lancé en avril 2019, le projet APINOIRE NORMANDIE s’inscrit dans le cadre du plan de préservation des races patrimoniales normandes. L’objectif est de favoriser l’utilisation de l’abeille noire en créant des ruchers de fécondation, en consolidant le conservatoire de l’abeille noire du Perche, créé en 2014 à la Maison du Parc et en créant d’autres conservatoires dans les différents départements de Normandie. 

En effet, un rucher de 20 premières colonies a été implanté, début juillet 2020, à la ferme communale d’Epaignes, ce qui permet de constituer les premières ruches du Conservatoire de l’abeille noire du territoire de la Communauté de communes Lieuvin-Pays d’Auge. 

(*) Il existe 5 associations regroupée dans la Fédération Régionale de l’Abeille Noire de Normandie : l’Union Apicole Ornaise (UAO) dont le Centre d’Etude Technique Apicole (CETA) Abeille Noire de l’Orne qui conserve l’abeille noire dans le PNR du Perche, le CIVAM apicole, « Apicale des Boucles de la Seine », l’Abeille Noire de la Manche (ANM), le Syndicat Apicole de l’Eure SAE,  et l’Abeille Normande du Calvados (ANC).

Le projet APINOIRE NORMANDIE en 3 étapes

  1. La consolidation du conservatoire du Perche
    Créé en 2014 à la Maison du Parc, le conservatoire du Perche était, jusqu’à aujourd’hui, le seul conservatoire en activité reconnu à l’échelle de la Normandie. Il est animé par le Centre d’études techniques apicoles (CETA). 

  2. La duplication de conservatoires à l’échelle des départements 
    La création de nouveaux conservatoires dans les différents départements de Normandie est encouragée afin de permettre une plus grande diversité génétique de colonies d’abeilles noires sur le territoire. Dans ce cadre, la Région conduit depuis mai 2019 un travail d’identification des intercommunalités normandes volontaires pour accueillir de nouveaux conservatoires.
    La faisabilité de la mise en place de ces conservatoires est évaluée au regard d’un protocole stricte élaboré par le CNRS. Ces analyses ont permis de valider, fin 2019, l’implantation d’une zone conservatoire, en concertation avec les acteurs du terrain, sur le territoire de la Communauté de communes Lieuvin-Pays d’Auge et l’installation de 20 premières colonies dans la ferme communale d’Epaignes, située en cœur de zone. 
     
  3. La création de ruchers de fécondation
    La création de ruchers de fécondation permettra de disséminer des essaims de qualité, sélectionnés dans les ruchers normands. L’objectif est de répondre à une demande grandissante en essaims d’abeilles noires.

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